Ces p'tits gars-là s'amusent dans leur job et ça se sent. A deux heures du concert hier, ils nous ont accueillis dans leur loge, en toute simplicité. Bill et Tom, les jumeaux, ont la tchatche facile, Georg et Gustav restent plus en retrait. Mais tous la jouent décontracté : l'occasion de faire le point sur leur succès. Cool !
Bill, comment ça va après ton mal de gorge ?
Je n'allais pas très bien, vraiment. Hé oui, j'avais la grippe, j'étais au lit. Mais ce soir (lire hier), je vais beaucoup mieux.
Vous terminez votre tournée française ce soir. Comment avez-vous trouvé l'accueil du public ?
Tom : On a eu beaucoup de plaisir dans les concerts en France. On a joué pour la première fois à Bercy, à Paris : il y avait 17 000 personnes !
Bill : Tous les concerts en France étaient vraiment supers. J'ai eu un contact très fort avec le public, qui était toujours très proche. C'était une tournée géante. Je me suis senti vraiment bien sur scène mais je ne pourrai pas dire dans quelle ville c'était le mieux.
Tom : Le public chantait très fort avec nous.
Georg : Tout le monde connaît les paroles : c'est génial.
Vous avez annulé deux dates (Marseille et Montpellier). Le public est déçu. On parle d'une nouvelle tournée en février 2008. Allez-vous revenir par ici ?
Bill : On peut pas encore donner de date. Mais le public n'a pas à se faire de souci.... On reviendra, car on aime jouer en live.
Ce soir, vous dormirez encore à l'hôtel ?...
Bill (rires) : Non, nous jouons à Milan demain (ce soir, NDLR) et nous dormirons dans notre bus.
La tournée « Zimmer 483 » s'achève le 4 novembre. Quelle sera ensuite l'actu du groupe ?
Bill : A la fin de l'année, c'est les vacances. On a deux semaines de libre pour se détendre et partir en avion quelque part. Nous irons aussi travailler en studio sur de nouvelles chansons, puis préparer un DVD live. Et nous sommes nominés deux fois aux MTV Music awards.
Bientôt un 3e album ?
Bill : Y'en a pas en projet. Notre second date du début de l'année et l'album en anglais sort en ce moment, ça serait rapide d'enchaîner. Comme à notre habitude, nous nous laissons le temps. Mais on va se retirer un peu de la vie publique et être de nouveau créatif. On a besoin de temps pour se reconcentrer sur la musique.
Tom : On veut pas se sentir pressés par le temps. On veut arriver à un résultat de qualité, qui nous satisfasse tous.
Vous attendiez-vous au statut de star qui est devenu le vôtre en deux ans ?
Tom : Personne ne s'attendait à ça. Vraiment pas. A 13 ans, on a commencé à jouer dans des conditions de pros, mais un tel succès dès notre première chanson, et dans autant de pays... Nous avons grandi dans un village. Le monde de la musique a une telle dimension : c'était pour nous si loin, inaccessible.
Bill : On est très heureux et reconnaissants de ce qui nous arrive, et on souhaite faire ça encore longtemps. Tout se ressent encore comme un rêve.
Tom : On joue depuis sept ans. A Magdeburg, on allait à l'école et le week-end, on était sur scène là où on pouvait. Depuis le succès de « Durch den Monsun » en Allemagne, tout a changé dans notre vie.... en dehors de la famille et des amis qu'on a gardés.
Et la famille, ça reste important pour vous ?
Tous ensemble : Oui, absolument.
Tom : Justement, quand la vie change autant, la famille, c'est très important. A nous quatre, on forme déjà une famille. On s'entend très bien et on est toujours ensemble.
Gustav (à Tom) : et toi tu es notre papa !
Tom : Exact. J'ai beaucoup de choses à apprendre aux autres. Mais c'est important que chacun ait son espace de liberté, sa famille et ses amis...
Bill : C'est très important de garder sa base, sa famille, ses vrais amis : ceux sur lesquels on peut vraiment compter quoi qu'il arrive.
Le public est-il trop jeune à votre goût ?
Bill : On est très heureux avec nos fans. On ne dit pas qu'ils doivent être comme ci ou comme ça. L'âge, on s'en fiche : il s'agit de musique. De toute façon, on a les meilleurs fans du monde.
